Mon bilan de compétences – Episode 1

Publié le 18 Septembre 2015

Oui c’est vrai, il est vraiment temps de reprendre le fil de ce blog qui était resté en vacances depuis fin juillet. Ce n’était pas mon cas, si ça peut te rassurer, voilà déjà un bon mois que j’ai repris le rythme, et que mon cerveau est en ébullition permanente. Et pour cause.

Si tu as suivi les derniers épisodes, j’évoquais de potentiels changements professionnels. Jusque-là je suis restée très vague sur la question, ne sachant pas précisément où ça allait me mener. Maintenant que j’y vois plus clair, je voudrais partager ça avec toi en te racontant le cheminement que m’a permis le bilan de compétences.

Cette idée de réorientation me trottait dans la tête depuis de nombreuses années, mais j’avais choisi de me consacrer à mes enfants tant qu’ils étaient en bas-âge. Il y a un an, j’ai constaté qu’ils n’étaient plus si mini et qu’il était temps que je prenne les choses en main si je voulais un jour avoir la chance de m’épanouir au travail. J’avais plusieurs pistes en tête, plus ou moins concrètes, et je ne savais pas trop par où commencer. Surtout, je voulais faire les choses bien, histoire de ne pas me retrouver dans quelques années au point de départ : dans un autre boulot qui ne m’exalte pas plus que l’actuel. Tant qu’à faire, autant se donner les moyens, et prendre le temps nécessaire pour ne rien avoir à regretter.

J’avais eu plusieurs retours positifs sur le bilan de compétences, et comme cette démarche répondait complètement à mon besoin, j’étais convaincue que c’était ce qu’il me fallait : être accompagnée par un professionnel pour approfondir de la façon la plus efficace et complète possible mes pistes, voire en identifier d’autres, et aboutir in fine à un plan d’actions pour avancer sereinement dans une nouvelle direction professionnelle.

C’était beau, c’était chaud, je voulais démarrer aussi vite que possible, impulsivité, quand tu nous tiens ! C’était sans compter sur ma situation un peu particulière qui ne me rendait pas éligible au financement par mon service RH. Bon, premier obstacle, je n’allais pas me laisser dépasser par si peu. Bien décidée, j’étais prête à me financer moi-même s’il le fallait, même si je trouvais ça un peu injuste que mes 14 années de travail ne puissent pas toutes être prises en compte. J’ai donc contacté différents organismes pour trouver le consultant qui me correspondrait le mieux. J’ai utilisé mon réseau pour avoir des pistes, et j’ai compilé différents critères pour prendre ma décision : le feeling avec le conseiller (il me fallait me sentir en pleine confiance), sa façon de travailler (suivant une trame bien définie ou personnalisée selon le client), son habitude à travailler avec des problématiques de salariés (certains sont plus souvent du côté RH) et ses possibilités en termes de planning et de localisation (je ne voulais pas prendre sur mon temps de travail).

Et puis, en parallèle, mon supérieur hiérarchique, sensible à ma démarche et particulièrement encourageant, a proposé d’aller discuter de mon cas avec le service formation. Bien lui en a pris, parce que quelques six mois plus tard (sic), à force de relances, de patience et d’agacement, mon cas a enfin été traité, et même accepté ! Y compris l’organisme que j’avais choisi entre temps, ce qui n’était pas gagné. Bon, je leur apportai une convention sur un plateau, mais quand même, jusqu’à ce que je signe moi-même, je retenais mon souffle en espérant démarrer avant l’été. Les joies de l’administration auront mis mon impatience à rude épreuve.

Mon bilan de compétences – Episode 1

C’est donc en juin que j’ai démarré mon bilan de compétences, avec une conseillère formidable, Isabelle, qui a tout de suite su me mettre à l’aise. Le premier entretien a permis de faire le point sur ma vie professionnelle actuelle et d’analyser concrètement mes besoins.

Jusqu’ici j’avais préféré garder mes pistes pour moi, n’osant pas les révéler à mon entourage, dans un mélange de pudeur et de crainte. Sauf que cette fois, il fallait bien me lancer et annoncer la couleur. J’ai donc évoqué tout ça avec une légère appréhension, mais l’attitude bienveillante d'Isabelle m’a encouragé à me lancer. Ce n’était donc pas du délire d’envisager de changer de voie, d’avoir envie de creuser des pistes aussi éloignées de mon monde actuel. C’était de l’ordre du possible, et même les plus exubérantes avaient leur place. Je préférais d’ailleurs faire toutes les recherches possibles au risque de tomber dans des impasses, plutôt que d’en mettre certaines de côté et d’y repenser avec regret quelques années plus tard.

En parallèle de cette évocation de pistes potentielles, nous avons abordé toutes mes activités extra-professionnelles, passées et présentes. Sous la forme d’une discussion, il s’agissait d’identifier ce qu’elles m’apportaient, dans quel environnement, quelles qualités étaient mises en œuvre, à quels besoins elles répondaient, etc. Je parlais et Isabelle me relançait tout en prenant des notes.

Mon parcours professionnel a été aussi abordé, à travers les différents points forts que j’en retenais, autant les positifs que les négatifs. C’était l’occasion de mettre le doigt sur les compétences développées, qu’elles soient techniques ou relationnelles par exemple. Et aussi de prendre du recul sur les mauvais souvenirs, de se rendre compte que les situations délicates avaient pu être dépassées et d’identifier ce qui avait été mis en œuvre pour les dépasser.

A travers ces deux aspects (pro et perso), déjà des modes de fonctionnement et des besoins se découpaient dans mes réponses. Des choses auxquelles je n’avais jamais vraiment prêté attention mais qui me caractérisaient, me définissaient. Voilà qui aide aussi à prendre conscience de qui on est vraiment, de façon tangible, au-delà de nos intuitions et de nos croyances. Sans jugement, seulement comme un constat. Et mine de rien, ça booste la confiance en soi de souligner ainsi les qualités et les compétences. Tout comme de reconnaitre ses limites tout en réfléchissant aux leviers disponibles pour les dépasser. En gros, mettre de côté l’affect et se regarder avec des yeux neufs, beaucoup plus objectifs et pragmatiques. De l’inédit pour moi !

Tu conviendras que cette première séance fût extrêmement riche et prometteuse pour la suite, non ?

 

To be continued…

 

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Rédigé par Aloès

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QueenMama 18/09/2015 14:08

J’espère que ce bilan de compétence t'aideras à mener à bien ton désir de reconversion professionnel! J'en ai fait un il y a bientôt deux ans! et pour ma part cela a été plus que bénéfique! ;-)

Aloès 21/09/2015 09:26

En fait il est presque terminé et il m'a beaucoup aidé, maintenant il n'y a plus qu'à !
Merci de ton retour, ça confirme l'utilité de cet outil ;)