Mon bilan de compétences – Episode 2 – Des tests qui en disent long

Publié le 27 Octobre 2015

L’épisode 1 est par ici.

Aujourd’hui j’ai envie d’aborder la partie qui m’a le plus enthousiasmée et sans doute le plus appris sur moi aussi. Il s’agit des différents tests que j’ai passés en ligne et dont les résultats ont pris une autre dimension que ceux qu’on peut trouver dans les magazines, ce qui n’est pas très difficile, il faut bien le reconnaitre.

Le premier portait sur mes intérêts professionnels. C’était présenté comme une sorte de jeu de rôle (ou de livre dont on est le héros), ce qui rendait la passation plutôt sympa. En tant que nouveau recruté dans une entreprise, il s’agissait d'évoluer de service en service, depuis la compta jusqu’au marketing en passant par la R&D et, face à des problématiques associées, de choisir entre les deux réponses proposées celle qui me convenait le mieux.

Exemple de question :

Vous travaillez sur le mode d’emploi du vélo.
Vous :
A/ Vérifiez méticuleusement le contenu et corrigez les erreurs.
B/ Créez une maquette pour la couverture et proposez des illustrations.

Il s’agit ainsi d’identifier nos préférences dans le monde du travail. Et même si on ne se sent pas forcément à notre place dans certains services évoqués, voire même si notre projet est loin d’une entreprise telle que celle décrite dans le test, nos préférences entre les deux propositions nous permettent de nous projeter un minimum et de répondre facilement.

Les résultats prennent la forme d’un graphique explicite tel que celui-ci (c'est un exemple, le mien est encore plus biscornu) :

Mon bilan de compétences – Episode 2 – Des tests qui en disent long

Ils sont également résumés selon la typologie RIASEC, chaque lettre correspondant à un type de personnalité en milieu professionnel, à savoir

  • Réaliste : Savoir-faire, Fabriquer, Activité physique, Plein air.
  • Investigateur : Chercher, Apprendre, Sciences, Technologie.
  • Artiste : Ressentir, Se passionner, Concevoir, Créer.
  • Social : Transmettre, Comprendre les autres, Communiquer, Relation.
  • Entreprenant : Agir, Entreprendre, Diriger, Commander.
  • Conventionnel : Planifier, Structurer, Traiter les données, Chiffres.

Chaque type est relié à l’une des couleurs du graphique précédent et prend donc une note, nous permettant d’identifier les domaines dans lesquels on est le plus à l’aise. Des groupes de métiers sont ensuite proposés en rapport avec notre profil, permettant de vérifier l’adéquation de nos pistes ou d’en définir de nouvelles à explorer. 

Ce qui est amusant c’est que j’avais déjà fait un test de ce type plusieurs années auparavant (c’est dire si la réflexion sur mon job n’est pas récente) et que les résultats étaient sensiblement différents. Cela me conforte d’ailleurs dans l’idée que nous ne sommes pas figés et qu’un tel bilan est l’image de ce que l’on est à l’instant T, compte tenu du contexte, et qu’il n’est pas immuable. Une autre façon de dire que rien n’est jamais perdu, qu’il y a toujours des solutions à inventer, des chemins à débusquer, lorsqu’on est enlisé dans une situation inconfortable.

Si les conclusions ne sont pas vraiment surprenantes dans le sens où l'on se reconnait forcément dans le profil décrit, elles ont le méritent de souligner et de hiérarchiser nos intérêts. Dans mon cas, je n’avais pas vraiment conscience que j’avais tant besoin de concret et de réalisme dans ma vie professionnelle. Grâce à ce test suivi d’un débriefing constructif avec ma consultante, j’avais déjà fait un sacré pas en avant.

Mon bilan de compétences – Episode 2 – Des tests qui en disent long

Quelques semaines plus tard, c’est le MBTI qui a fait son entrée, test de personnalité par excellence, connu et reconnu. Il s’agit d’ailleurs d’un indicateur plus qu’un test. La passation en ligne est une suite de choix à faire entre deux propositions, plus classique dans la forme que le test précédent.

Mais ce qui fait toute la différence avec d’autres tests, c’est la deuxième partie qui repose sur une auto-évaluation. Les mêmes thématiques que dans le questionnaire sont abordées (mais ça on ne l’apprend qu'après avoir rempli le questionnaire) :

  • Comment je recharge mes batteries, d’où je tire mon énergie ?
  • Comment je préfère recueillir l’information ?
  • Comment je prends des décisions ?
  • Comment j’aborde le monde extérieur ?

Pour chaque thème, deux pôles s’opposent, chacun ayant des caractéristiques précises. Il s’agit alors de se positionner sur l’un des deux pôles, en considérant nos préférences plutôt que nos compétences. Ma consultante Isabelle étant spécifiquement formée à la pratique du MBTI, elle m'a aidé à comprendre les subtilités de chacun des pôles pour que je puisse identifier plus facilement mes préférences. En effet, il est parfois compliqué de choisir lorsqu’on se rend compte que l’on fonctionne alternativement selon l’un ou l’autre des pôles. C’est d’ailleurs là que la notion de préférence prend tout son sens et permet de trancher.

Une fois nos préférences identifiées (une séance entière ne fut pas de trop), un profil apparait parmi les 16 possibles, que l’on peut confronter à celui obtenu lors de la passation en ligne (potentiellement différent). Là encore, s’il reste des incertitudes, la description des profils permet de trouver celui qui nous correspond le mieux.

Le portrait type du profil ainsi validé permet alors de mieux comprendre comment on fonctionne précisément. Quel est notre style au travail, quel est notre mode de communication, quelle est notre manière d’aborder la résolution de problèmes ou encore comment nous réagissons en situation de stress. Cela permet aussi de mieux comprendre sur quels leviers agir pour franchir les potentiels obstacles qui s’annoncent. Bien sûr, tout ne nous correspond pas à la virgule près, mais c'est plutôt fidèle je trouve.

 

Dans mon cas, il m’a fallu choisir entre quatre profils différents avant d’identifier le bon. En effet, si ma préférence allait de pair avec mon fonctionnement de façon très claire pour deux thématiques, ce n’était vraiment pas le cas des deux autres. Il était difficile de trancher en faveur d’un pôle ou de l’autre, tant je me retrouvais en partie dans chacun. Finalement, c’est de revenir à mes préférences qui m’a servi, tout autant que de lire les profils associés et de me retrouver davantage dans l’un d’eux. Pour la petite histoire, le profil issu du test en ligne s’est trouvé assez différent de mon profil validé, ce qui ne m’étonne pas vraiment. En effet, face à des questions directes, on contextualise un peu et on répond en fonction de cela, alors que pendant l’auto-évaluation, on prend le temps de considérer toutes les situations possibles pour choisir l’un des deux pôles.

J’ai beaucoup aimé cette exploration des quatre thématiques parce que ça m’a à nouveau éclairé sur mon propre fonctionnement, en faisant des liens entre différents aspects de ma personnalité. J'ai peu mieux faire la part des choses entre mes besoins et mes envies notamment, et me rassurer sur le fait que les pistes envisagées étaient cohérentes avec mes caractértistiques.

Ce test m'a également davantage ouvert l’esprit sur la diversité des personnalités, des comportements. Par exemple, j’ai compris d’où venaient certaines incompréhensions récurrentes dans mon couple. Lorsque l’un carbure à l’émotionnel et l’intuitif pendant que l’autre utilise des raisonnements logiques et des critères objectifs, rien d’étonnant à ce qu’on assiste à des dialogues ubuesques. Voilà qui nous permet de mieux nous adapter l’un à l’autre, désormais.

 

En entamant ce bilan de compétences, je ne m'attendais pas à me révéler autant à moi, et ce fût une belle suprise.

 

 

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Rédigé par Aloès

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