Entrer dans une nouvelle dimension

Publié le 10 Décembre 2015

Voilà plusieurs mois que j’attendais avec impatience et excitation ces instants-là où tout allait non pas commencer mais se concrétiser. Mais avant, il fallait pallier mon absence, penser logistique et faciliter la vie d’Eurekâ qui se retrouvait, de fait, parent solo pour dix jours. Et c’était sans compter qu’il était plus que temps de trouver un logement pour noël et de réserver les cours de ski pour la semaine du jour de l’an. Bref, les jours qui ont précédé mon départ ont été particulièrement remplis, et j’ai bien fait de prendre mon vendredi afin de boucler ma valise dans les temps avant de sauter dans le train pour la capitale.

Durant les deux heures de trajets, j’étais dans un état particulier, à mi-chemin entre enthousiasme et angoisse. Un peu comme quand je partais en colonie de vacances, petite. Tu sais, avec cette petite voix à l’intérieur qui te dit que tu vas passer de super moments, te faire des amis-pour-la-vie (les BFF d’alors, oui je suis d’une autre génération). Et en même temps, cette inquiétude sourde qui coule dans nos veines nous fait se demander si la chambre sera propre, si les activités seront à la hauteur, si les anim’ ne seront pas des peaux de vache. Parce que quelque part c’est un peu se jeter dans le vide que de partir seule dans un endroit inconnu sans être vraiment certaine de ce qu’on va y trouver.

Bon, tu t’en doutes si tu me suis un peu, j’ai souvent plus peur de m’engluer dans le quotidien que de me prendre les pieds dans le tapis, donc j’ai mis la musique à fond dans mon casque et je me suis concentrée sur le positif. Bien m’en a pris.

Après une bonne nuit de sommeil, j’étais fin prête pour affronter la première journée de formation. D’ailleurs, avec le recul je trouve que ce verbe est bien choisi, c’était un peu comme affronter mes peurs. Parce que même si tout ce que j’avais lu et vu sur cette formation me confortait dans l’idée que c’était ce qu’il me fallait, j’avais quand même besoin de confirmer tout ça. Ce que j’ai eu l’occasion de faire dès la première matinée, tant j’ai retrouvé la philosophie qui m’avait attirée, empreinte d’autant de bienveillance que d’exigence. Ici j’allais pouvoir obtenir une formation de qualité tout en étant considérée comme une personne unique avec ses propres besoins.

Il me restait quand même une ultime interrogation, et non des moindres, étais-je vraiment faite pour cette voie-là ? Allais-je trouver la fibre en moi qui me permettrait de passer le cap ? Pour répondre à cette question, il m’a fallu attendre un peu plus longtemps, qu’on rentre davantage dans le vif du sujet, que j’expérimente plus concrètement.

Et là, ce fut la révélation. Ou plutôt la confirmation de la révélation qui était venue quelques mois plus tôt. Tout était en phase pour que je devienne praticienne en Hypnose Ericksonnienne…

Entrer dans une nouvelle dimension

Voilà, je lâche enfin ces mots qui me brulaient les doigts depuis quelques semaines, et j’imagine le regard intrigué qui fixe l’écran maintenant. Alors je te propose de ne surtout pas te concentrer sur cet étonnement, et de laisser venir toutes les idées qui s’imposent à toi quand tu lis le mot hypnose. Pour certains il peut s’agit d’un don, plus ou moins louable, qui n’aurait pour but que de manipuler les gens, les pousser à faire des choses incongrues, voire humiliantes. Pour d’autres l’hypnose est quelque chose du domaine médical qui permet de remplacer l’anesthésie lors de gestes invasifs comme la chirurgie.

Et si je te disais que l’hypnose est un état modifié de conscience qu’on vit tous quotidiennement ? Là par exemple, alors que tu es captivé(e) par ta lecture, au point que tu ne fais sans doute pas attention à la musique diffusée sur cette page, il se pourrait bien que tu sois déjà dans un état plus tout à fait ordinaire. Comme quand, sur un trajet que tu connais par cœur, tu t’évades dans tes pensées et que tu arrives à destination, sans trop savoir qui tu as croisé, quand tu as traversé ou comment était la circulation…Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Rien de plus naturel que l’hypnose finalement.

Entrer dans une nouvelle dimension

J’ai passé une semaine à jongler entre le rôle du praticien et celui du sujet, la formation étant principalement axée sur la pratique. J’ai découvert que bon nombre de concepts que j’avais découverts dans l’éducation bienveillante ou la communication non violente étaient aussi au cœur de l’hypnose. Et j’ai eu l’agréable sensation que les techniques qui permettent d’accompagner quelqu’un sous hypnose sont totalement en accord avec mes valeurs. En mettant l’autre au centre, en s’appuyant sur sa vision du monde, en l’aidant à identifier lui-même les ressources et les clés de sa motivation pour atteindre son objectif. Et finalement j’ai compris que même si je partais de loin dans ma façon de communiquer, tout était possible,  il suffisait d’apprendre à faire autrement.

Je ressors de cette formation avec un projet confirmé, une motivation sans faille, mais également des outils pour mieux entrer en relation avec les autres et dont les bénéfices se font déjà ressentir dans mon quotidien. J’ai ouvert en grand la porte d’un monde que je ne voyais encore que par le trou de la serrure, et j’ai bien l’intention d’avancer plus loin et d’explorer l’ensemble de ce territoire aussi prometteur que passionnant.

 

Source des images.

Rédigé par Aloès

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Au petit bonheur 10/12/2015 23:07

Super contente pour toi, je suis totalement hypnotisée par ton beau projet !

Aloès 11/12/2015 08:51

Merci !! Oui, j'ai glissé quelques éléments hypnotiques dans la page histoire de propager davantage ma joie ^-^