Toutes ces facettes qui nous rendent uniques

Publié le 25 Avril 2016

La semaine dernière j’ai commencé à rédiger un billet particulièrement coloré, qui retraçait les changements positifs installés récemment dans ma vie. Il y était question de la découverte de ma - tant attendue - zone de confort parentale, et aussi de la dissolution inopinée de l’éponge émotionnelle qui m’habitait.

Et depuis, une sorte de nouvelle tempête affective a débarqué, me rappelant à quel point la vie pouvait être joueuse et changeante. Au départ, j’ai eu la tentation de prendre ça comme un retour de bâton, avec amertume et déception. Comme si tout n’était finalement qu’une histoire cyclothymique sans fin, les hauts chassant les bas et réciproquement. Sauf que je ne suis pas du genre à penser que « C’est le destin » et « Il faut faire avec ». Non,je préfère tenir les rennes, prendre mes responsabilités et me dire que la vie m’appartient, à moi d’en faire ce que je souhaite. Optimiste jusqu’au bout des ongles.

De fait, j’ai commencé à envisager les choses sous un nouvel angle, et à considérer que ces deux états si différents faisaient finalement partie intégrante de moi, pas plus l’un que l’autre, mais les deux pris intégralement. Eux parmi tant d’autres d’ailleurs, et que selon le contexte, je pouvais être tout aussi pleine de motivation un jour, que complètement épuisée et en mode procrastination le lendemain, sans que cela n’affecte qui je suis.

Je ne sais pas combien on est à l’intérieur, mais à bien y réfléchir je crois qu’en chacun de nous se cachent différentes parties, qui ont sans doute des objectifs et des pensées différentes, non ? Petit tour d’horizon pour une liste non exhaustive :

 

Je suis cette fille qui déborde d’énergie quand il s’agit de programmer les activités des vacances, qui a dix envies à la minute, cherche toutes les sorties sympa sur le net et se délecte d’avance de les réaliser. Et je suis aussi cette fille qui, le premier jour desdites vacances, a juste envie de profiter d’une grasse matinée, suivie de longues heures à trainer, sans but, si ce n’est de profiter de cet état de léthargie. Et qui réalise en fin de semaine qu’à part les éternelles sorties ciné et piscine, n’a pas grand-chose à cocher sur la To Do liste.

Je suis celle-ci qui se fatigue à l’idée même de faire du ménage, et qui, une fois lancée se découvre parfois une détermination sans faille pour venir à bout des taches, et se met à vider, trier, jeter et nettoyer le moindre recoin sans tenir compte de l’heure ou des aléas d’une vie de famille.

Je suis encore celle-là qui se passionne pour une activité, se lance à fond dedans, achète tous les accessoires, fouille tous les DIY sur Internet et s’y consacre des week-ends entiers. Puis n’y touche plus pendant une longue période. Jusqu’à y revenir avec la même frénésie. Et ainsi de suite.

Je suis cette personne qui aspire à prendre l’air pour se ressourcer, aller marcher pour s’aérer, et qui se trouvera pourtant mille et une raisons pour ne pas mettre le bout du nez dehors alors que le temps est idéal.

Toutes ces facettes qui nous rendent uniques

Il y a cette partie-ci qui a envie de souffler quelques heures sans enfant, qui ne supporte plus le moindre cri, la moindre demande et qui s’emporte pour un rien. Et puis, contre toute attente, cette partie-là se manifeste et trouve l’espace d’un instant le moyen de lâcher-prise et de partager un moment de complicité insoupçonné avec l’un ou l’autre des garnements.

Il y a cette facette qui sait être à l’écoute de l’autre, entendre ses émotions et ce qu’il peut se cacher derrière, l’accompagner à identifier des portes dérobées et des solutions insoupçonnées. Et il y a aussi cette autre facette qui se montre en difficultés face à ses propres réactions, lorsqu’il s’agit d’émotions dans un cadre plus familial.

Je suis cette femme parfois dépassée par une sourde colère, qui voudrait partir s’isoler sur une île déserte pour trouver du calme et de la sérénité. Et je suis cette femme qui finit par comprendre ce que cette humeur dit d’elle, ce qu’elle peut en faire et comment la mettre à profit.

Je suis cette blogueuse qui vient déposer des mots dans un billet, tantôt pour partager une réussite ou une découverte, tantôt pour se rassurer. Et puis il y a cette autre parfois, qui laisse sortir un trop plein émotionnel et vient se ressourcer en laissant ses doigts courir sur le clavier, et qui se sent étrangement mieux une fois le dernier point posé.

 

Je suis multiple. Nous le sommes tous. On est d’accord que cela ne facilite pas la compréhension et l’acceptation de soi. Et de fait, ça peut aussi largement complexifier la communication avec les autres ! C’est ce qui fait le charme de notre vie relationnelle finalement, ne jamais savoir à quelle facette de l’autre on s’adresse. Et je me demande quelle part de moi s’exprimera la prochaine fois que je me raconterai ici ou là, et quelle version elle aura à révéler ?

Rédigé par Aloès

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PetitDiable 25/04/2016 22:06

oh mais c'est moi, je suis pareille, hihihihi!

Aloès 26/04/2016 09:13

Tu veux dire que toi aussi tu es plusieurs à l'intérieur ? En même temps on risque pas de s'ennuyer comme ça !! ;)