Etre mère – Aimer aussi les voir grandir

Publié le 25 Mai 2016

A chaque âge ses découvertes, ses côtés charmants et ses aspects contraignants.

Je ne regrette jamais de voir une période se terminer, au contraire. J’aborde toujours la nouvelle avec envie et curiosité, avide de savoir comment elle va débuter et ce qu’elle nous réserve. Voilà dix ans que nous sommes parents, et déjà quelques pages se sont tournées.

Le premier âge, avec les bodys minuscules et l’allaitement, quand ils paraissent tellement fragiles et nous rendent alternativement éperdus d’amour et subrepticement impuissants.

La première année, qui se termine en apogée par les premiers pas hésitants, les premiers mots devinés et la première part de gâteau au chocolat vite dévorée.

La fin de la petite enfance, avec l’entrée à l’école, la propreté approximative, les doudous qui font la transition et les yeux embués de part et d’autre quand on les dépose dans leur toute petit classe, sur leurs toutes petites chaises.

 

Aujourd’hui mes deux loustics sont à l’école élémentaire. Pour la première fois, ils partagent la même école, la même cour, les mêmes enseignants. Jusqu’ici ils avaient chacun leur monde, leurs jeux, leur vie propre. Et contre toute attente, les voilà qui se rapprochent, faisant fi des trois années qui les séparent, des centres d’intérêt si éloignés, des caractères aux apogées. Ils se retrouvent sur des terrains neutres et neufs et se développent un univers rien qu’à eux, dans leur langage commun auquel on ne comprend pas toujours tout. Ils apprennent à se supporter et à s’encourager, à s’entraider et à se compléter. Les disputes et les impatiences ne sont pas mises au placard pour autant, mais elles sont rapidement balayées quand ils trouvent un terrain d’entente pour s’amuser ensemble.

Etre mère – Aimer aussi les voir grandir

Dans la série des émotions inattendues, il y a ce matin d’anniversaire parental : à peine un œil ouvert, ils accourent vers le parent concerné et lui souffle un « joyeux anniversaire » encore tout chaud de sommeil. De quoi faire fondre un iceberg tout entier. Et que dire de ces cadeaux improvisés qu’ils s’appliquent à préparer, tout remplis de mots doux qu’on n’a pas le cœur de corriger tellement on est touché.

Les voir grandir c’est aussi assister à l’éclosion d’une espièglerie joyeuse. MissTer s’adonne aux jeux de mots avec délice, quand Bull2Boy s’esclaffe à l’avance des bons tours qu’il nous réserve. Les repas sont bien souvent euphorisant et l’occasion de fous rires partagés.

 

Je ne sais pas ce que nous réservent les prochains mois, les prochaines années, mais je suis prête à prendre ce qui viendra, comme ça viendra. A savourer les délices et à endurer les épreuves. A les observer pousser et changer, à les accompagner et à les soutenir.

Je ne me lasserai jamais d’être étonnée et enthousiasmée par les bifurcations que prennent leurs vies, leurs envies, leurs personnalités. Qu’ils deviennent qui ils veulent, je me tiendrai en retrait pour contempler.

 

C'était le retour du rendez-vous être mère, chez Babidji.

Etre mère – Aimer aussi les voir grandir

Rédigé par Aloès

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babidji 31/05/2016 16:01

ohhhh c'est trop marrant parce que je suis exactement dans le même mood en ce moment ... avec la fin de la maternelle qui s'approche aussi pour nous puisque Bouchon entre en CP l'an prochain, j'essaie de ne pas être trop nostalgique (ça ne marche pas tt le temps j'avoue) pour me dire que chaque nouvelle étape va nous apporter de nouveaux bonheurs ! Je suis contente pour toi que les deux vivent bien le fait d'être dans la même école ... chez nous il n'y a que 2 ans d'écart donc elles l'ont déjà vécu en mater mais je me demande aussi ce que ça va donner l'an prochain les retrouvailles à la grande école ! merci pour cette participation qui me fait trop plaisir ! c'est toujours un bonheur de te retrouver même si j'avoue être vilaine et ne plus trop traîner sur les blogs des copines ...